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L’encadrement nécessaire du profilage RGPD

Data & Sécurité

Plusieurs polémiques ont mis en lumière les dérives d’internet et les dangers quant à la collecte et au traitement des données personnelles. Pour faire face à ce nouveau fléau, les 28 pays membres de l’Union Européenne se sont mis d’accord pour le vote du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD).

 

Ce texte pose ainsi les règles concernant le traitement des informations et les droits dont disposent les utilisateurs pour modifier les données renseignées. Cette harmonisation de la lutte pour la protection de la vie privée au niveau européen permet ainsi d’encadrer avec précision le profilage RGPD. 

Qu’est-ce que le profilage RGPD ? 

Sur internet, de nombreuses données sont collectées par les organismes, publics comme privés. Ces différentes informations permettent à ces structures de faire du profilage RGPD, c’est-à-dire une analyse de ces données (situation professionnelle, déplacements, santé…) afin de mieux connaître les utilisateurs et ainsi adapter son service.

Cependant, plusieurs dérives ont été mises au jour, justifiant ainsi la nécessité d’encadrer cette technique de profilage par une législation claire et contraignante. Aujourd’hui, le profilage RGPD n’est pas interdit, il doit cependant respecter certaines règles de confidentialité afin de ne pas nuir à la vie privée des internautes. 

Les règles du profilage RGPD

L’intérêt du profilage RGPD, pour les entreprises notamment, est de mieux connaître leurs clients et ainsi d’optimiser leur service et les produits qu’elles proposent. Grâce aux nombreuses données personnelles dont elles disposent, elles peuvent ainsi optimiser leurs campagnes marketing et anticiper au mieux les besoins du marché. Pour que ce type de pratiques ne nuise pas à la vie privée, il est nécessaire de mieux les encadrer.

En France, la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) est chargée de vérifier la bonne application de la réglementation européenne en matière de protection des données. Cela permet notamment de réaffirmer le caractère illégal du traitement de certaines données sensibles : religion, orientation sexuelle, origines...